Le Projet

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Qu’est-ce que la compagnie Barks ?

La compagnie Barks est née de l’envie commune de Bastien Dausse et François Lemoine de s’affirmer en tant que créateurs, d’avoir un support pour proposer leurs idées et de les faire entendre. Le choix de créer une compagnie est aussi le moyen d’ouvrir un espace de rencontre et de réflexion autour du cirque. La compagnie est envisagée comme une globalité artistique, chaque partie de notre travail est dirigée vers une recherche de sensations, de temps, d’espaces étranges et improbables. Nous recherchons des espaces de vie à travers le spectacle, nous voulons prendre la liberté de jouer avec le temps, de jouer avec l’espace nous englobant et de nous jouer de notre corps circassien.

Nous développons des méthodes de création particulières, un rapport à la scénographie et à l’acrobatie qui nous est propre. La création n’est pas pour nous un cheminement rectiligne. Elle passe par l’envie de questionner les sens, d’interroger l’espace et de s’essayer à d’autres formes, d’autre formats. Nous passons par la réflexion et la conception d’une scénographie, le travail de l’écriture en amont de la création et la recherche d’une unité chorégraphique. Nous aimons l’acrobatie. La beauté d’un corps en mouvement, dégringolant et luttant, pris au piège par une pesanteur commune à tous. Pour nous l’acrobatie est partout, le quotidien est rempli de petites acrobaties. A chaque création, nous inventons un nouveau vocabulaire de mouvements spécifiques à l’objet. Nous voulons en permanence chercher, expérimenter et approfondir certains aspects de la substance circassienne, nous éloigner du langage courant afin d’explorer d’autres chemins, d’autres matières. Des réalisations basées sur le mouvement d’un corps, et son abandon à l’autre, ou à l’objet, ce que nous appelons le “Lâcher Prise”.

Nous questionnons avant tout l’humain, la fragilité d’un être qui s’expose au regard de l’autre, son rapport au monde, à l’espace qui l’entoure. Nous jouons à bousculer les conventions d’un monde régi par les lois universelles de la gravité, changeons les données et plaçons l’homme au centre d’un monde en mouvement, changeant, en perpétuelle métamorphose. Les sens bouleversés, nous travaillons le rapport entre l’homme et l’objet, entre l’homme et son semblable dans un univers qui nous est singulier. Nous avons développé une confiance mutuelle que nous tentons de retranscrire au spectateur, une confiance en l’autre, mais aussi en l’objet, que nous envisageons à chaque fois différent. Nous créons des structures, des scénographies qui nous poussent à travailler continuellement notre vocabulaire acrobatique, qui testent notre confiance en nous, en l’autre, en l’objet, qui nous oblige à “lâcher prise”, à nous laisser aller. Nous développons notre imaginaire sur l’agrès et convions le spectateur à nous suivre, à s’essayer lui aussi à la perte des sens, des repères, au travail de la confiance, à “Lâcher Prise” sur son quotidien. Nous invitons le spectateur à se construire son propre imaginaire, nourri par des sensations nouvelles que nous lui ferions découvrir, un univers dans lequel il approcherait la sensation de voler, de tomber, de rester en équilibre entre deux mondes.

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